L’univers déjanté de Leroy Smith.

23 novembre 2009

Retour sur un des buzz les plus créatifs de l’année 2009, surfant sur la vague de l’advergaming.

Connaissez vous le célèbre  « leroy Smith » ? Si vous n’êtes pas Américain, probablement pas. Une petite explication s’impose.

Nous sommes en Juin 2009,  le comédien Charlie Murphy, frère ainé du célèbre Eddy, est pris d’une crise de  schizophrénie aigu.

Dorénavant il faudra l’appeler Leroy Smith, et vous ne le verrez plus porter que des survêtements violets des années 80, ou des ensemble stretch fluo. Un peu comme nos amis les « 118 218 » (come quoi si vous voulez faire un  buzz, courez enfilez une tenue moulante).

L’acteur, visiblement transcendé  par son rôle, déclare être le mentor du meilleur basketteur de tous les temps, Michael Jordan. C’est lui qui aurait réussi à motiver Michael et lui insuffler sa légendaire soif de victoire. Et maintenant il est là pour vous offrir ses services et vous motiver. Leroy communique via son site complètement loufoque “getyourbasketballon “au design très années 1980, et il accorde des interviews à la presse. Il a même sa page Wikipédia avec sa biographie.

Le site propose des vidéos youtubes, divers widgets, et un advergame délirant dans l’esprit du jeu vidéo Space Jam. Vous affrontez en deux contre deux  l’équipe de Leroy et perdez à chaque fois contre « the master of mativator ». Le jeu tout en flash, est entrecoupé de vidéo hilarante. >>Jouez ici

A l’époque personne ne sait vraiment quel annonceur se cache derrière ce buzz, mais il bénéficie de nombreuses retombées presse aux Etats-Unis et rencontre un grand succès.

Ce n’est qu’il ya quelques semaines que l’on a vu Nike sortir les Air Jordan 1 « Leroy Smith ». Encore un bon coup marketing de la marque au swoosh.

Découvrez les chaussures ici

Vidéos du buzz :

Publicités

Réaliser un advergame, trop facile !

22 novembre 2009

Mais qui fabrique concrètement vos jeux publicitaires préférés ?

Bien que les annonceurs soient à l’origine des advergames, ils ne les réalisent eux même que très rarement. Tâchons alors de comprendre comment s’organise la création d’un jeu publicitaire.

La société réalisant un jeu vidéo publicitaire est en réalité directement en contact avec la marque, ou passe par un intermédiaire tel qu’une agence de communication/publicité. Le modèle économique de l’advergaming diffère donc de celui du jeu vidéo classique, ou l’éditeur finance en amont et en aval la production du jeu par des royalties. Le concepteur de l’advergame cèdera en effet contre rémunération ses droits d’exploitation lors de la signature du contrat.

Ici, le réalisateur du jeu est un sous traitant de la marque ou de l’agence intermédiaire. Il apporte son savoir faire et son expertise ludique, mais obéit strictement aux demandes marketing du client.

Dans le cas où le client (la marque) passe par un intermédiaire, l’annonceur devra d’ailleurs être très vigilent afin de s’assurer que tous les acteurs présents ont bien compris ses attentes et maîtrise le brief . Cela évitera de bien mauvaises surprises.

Le coût d’un jeu vidéo publicitaire est enfin peu comparable à celui d’un jeu vidéo classique. La où la réalisation d’une grosse production classique peut demander plusieurs dizaine de millions d’euros, un advergame nécessitera entre 10 000 et 100 000 euros d’investissement. Les plus gros budgets étant réservés à de grands comptes tels que Nike par exemple.

Il est à noter que certaines agences de publicité et de communication maîtrise désormais suffisamment la technologie Flash utilisée dans les advergames pour proposer leur propre jeu sans passer par un sous traitant spécialisé. Les marges n’en sont alors que plus importantes et on comprend de ce fait l’apparition de nouvelles structures dédiées au sein des agences de communication classiques.

Mais sont-elles aussi compétentes que les structures spécialisées ?

Là est la question…


Chope les M&M’S !

21 novembre 2009

Si toi aussi tu as déjà reçu un M&M’s sur la tête en plein séance de cinéma…

Si toi aussi tu t’amuses à manger « tous les rouge » puis « tous les bleu » puis…

Si toi aussi tu aimes lancer les M&M’s à ta copine pour qu’elle les rattrape avec la bouche

Si toi aussi tu finis ton paquet sans t’en rendre compte ….

Alors ce jeu est (peut être) pour toi !

• Objectif ? Attraper les M&M’s qui volent à travers la salle de cinéma et gagner ainsi un maximum de points.

En jouant à « chope les M&M’s », tu peux alors t’inscrire au tirage au sort pour remporter un séjour de 4 nuits pour 2 personnes à Hollywood avec tickets d’entrée au Parc Universal Studio (2700 euros), 1000 lots de 5 DVD (« Le Diable s’habille en Prada », « La vengeance dans la peau », « Camping », « Robots » et « Die Hard 4 » – 49 euros) ….

Il fallait bien offrir des lots attractifs pour attirer des joueurs, car l’intérêt du jeu, si ce n’est promotionnel (évidemment c’est un advergame !) reste bien faible et le joueur se lasse bien vite.

• Aujourd’hui, l’advergaming est un support promotionnel si bien exploité techniquement que pour être crédible, s’imposer face à la concurrence, et attirer le consommateur, il faut faire preuve d’imagination. Il faut innover, créer, rendre le jeu vraiment attrayant aux yeux du consommateur. Et lorsque l’idée est vraiment originale, l’univers du jeu vraiment esthétique ….peu importe les lots à la clé.

En ce sens, l’opération de M&M’s reste peu impactante.

Mais c’était bien tenté !

>>Acceder au jeu



On a tué un professeur !

19 novembre 2009

SÉLECTION ADVERGAME DE LA SEMAINE

Advergame de la semaine du 16 au 22 novembre 2009 :

Cette semaine, nous avons sélectionné la vidéo d’un advergame envoyé par un lecteur du blog illustrant à merveille notre précédant article consacré à « Je tue un ami.com », le célèbre advergame de « 13ème Rue ».

Notre blogger anonyme a tout de même consentit à nous indiquer qu’il avait décidé de « tuer » Mr Thébaut, son professeur de e-pub/site marchand/blog. Il ne supporterait effectivement plus son terrible « humour » et ses interminables Power Point. Il nous précise enfin qu’il savoure tout particulièrement lors de chaque lecture la 56ème seconde de la vidéo…

Comme quoi l’advergaming pourrait aussi endosser un rôle cathartique.


Mais qui sont les advergamers ?

18 novembre 2009

Lorsque l’on pense aux jeux vidéo, le stéréotype de l’étudiant boutonneux est encore bien présent dans les esprits. Qu’en est-il alors de l’advergamer, celui qui joue aux jeux soigneusement concoctés par les annonceurs ? Quel est son vrai profil ?

Attendez-vous à être surpris puisque d’après le site www.adverbrain.com, une référence dans la veille et l’analyse de l’advergaming, le joueur d’advergame a en moyenne entre 10 et 35 ans  et est… une femme une fois sur deux.

48% de femmes jouent effectivement aux advergames au travers de jeux portés avant tout sur la réflexion et la stratégie. Les hommes eux, seront plus sensibles à des jeux de sport, de combat et d’action. On s’en serait douté.

Pour les plus sceptiques, voici un exemple plus parlant qu’un long discours.

La marque de produits capillaire Sunsilk a par exemple créé son advergame « Sunsilk ultimate casting » en se basant  sur le désir hardant de chaque femme d’avoir une vie de star. C’est bien connu, les filles rêvent toutes en secret (ou ouvertement) de participer à des castings vêtues de leurs plus belles robes au côté de Brad Pitt, leur époux bien aimé.

La joueuse contrôle en réalité Chloé, une jeune fille devant se rendre à un casting dans 1 heure. Evidemment, après avoir acheté des chaussures, une robe et après avoir fait un tour dans un salon de coiffure, je vous rassure.

Sunsilk a finalement trouvé une façon originale et plaisante d’atteindre sa cible et connaît aujourd’hui une croissance très rapide en Europe.

Que penser de cet advergame ? Nous laisserons à nos lectrices le soin de nous en dire plus et de nous le recommander si elles l’ont aimé.

Toujours est-il que lorsqu’il connaît la cible à atteindre, l’annonceur dispose d’un formidable outil pour s’adresser de façon originale et ludique à celle-ci. Encore faut-il que sa cible utilise Internet et ait moins de 35 ans…


Quick lance « le goût de la Win » !

17 novembre 2009

La marque de fast food surfe à son tour sur la tendance de l’advergaming !

Quick offre sur son site la possibilité de se divertir via des jeux de courses, de snowbord ou encore de musique ! Jouer même à composer vos propres burgers ! Le concept est simple :  plus vous jouer, plus vous accumulez de « wins » qui se transforment sous vos yeux en bons de réductions.

Pour 4 win : Vous avez un effet XL pour l’achat d’un menu normal

Pour 8 win : Vous avez un burger Prikiki offert pour l’achat d’un menu XL

Pour 12 win : Vous avez 50% sur le 2 ème menu à l’achat d’un menu XL

Pour 16 win : Vous avez le même burger offert pour l’achat d’un menu XL

A chaque partie, on visualiserait presque la viande en train de cuire, les pains en train de griller, le fromage qui fond….on se rend compte que le burger gratuit est imminent ! Cela maintient l’internaute en haleine et le motive à jouer toujours plus.

Cette plateforme, qui s’avère au final presque addictive est très bien construite. Ludique à souhait, elle colle aussi parfaitement à l’image de la marque qui touche aussi bien les jeunes…que les adultes !

Ainsi, la marque, avec une telle plateforme, se démarque clairement de son plus gros concurrent : Macdonald ; qui n’utilise l’advergaming que pour les jeunes enfants.

Autre point fort, le jeu est présent sur Facebook, et se diffuse ainsi très rapidement. La fan page permet de s’inscrire au jeu et nous redirige ainsi vers le site internet.

En bref….un gros succès pour la marque !

>>Acceder au jeu


Les anti-advergames

16 novembre 2009

Vraie menace ou simple effet de mode ?

McDonaldMalgré tous leur atouts, les advergames peuvent parfois se retourner contre leur créateur, devenant alors de véritables armes de destruction pour la marque et l’annonceur.

Les advergames représentent un outil marketing original, efficace et rafraichissant dans le secteur de la communication. Un advergame a effectivement pour qualité de toucher la cible de l’annonceur de façon très précise. Malheureusement, pour des marques qui suscitent la passion comme l’animosité telles que McDonald’s ou Microsoft, les internautes ont vite fait d’exprimer leur regard critique sur leurs produits ou leurs pratiques avec le même outil promotionnel : l’advergame.

Un jeu attrayant et bien réalisé aura ainsi tôt fait de malmener l’image de marque d’une entreprise.

A titre d’exemple, on relèvera l’advergame de MolleIndustria dédiée à l’univers de McDonald’s. Le joueur devra ici exploiter les pays sous-développés, les travailleurs sous-payés, utiliser des OGM et bruler des forêts pour parvenir à faire croître son fast food.

« Comme en vrai » diront certains. Quoiqu’il en soit, on est alors très loin de l’objectif promotionnel de l’advergamme.

S’il est certain que ce type de communication représente un excellent moyen d’expression pour les consommateurs, les conséquences dans le cas d’un buzz pourraient être désastreuses pour l’annonceur.

La conception d’un advergame n’est évidemment pas encore à la portée de tous, mais la présence de ces nouveaux jeux anti promotionnels doit amener les entreprises à se pencher sur de nouveaux outils de veilles et sujets de réflexion.